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α: calibrated so average coauthorship-adjusted count equals average raw count
This paper decomposes pollution releases by US manufacturing establishments to show the relative importance of four establishment‐level channels: entry, exit, reallocation between survivors and within‐establishment adjustment of emissions intensity. Using a panel of establishment‐level output and pollution emissions to air and water for US manufacturers, we decompose changes in pollution emissions into the three channels typically presented in the literature: changes in scale (output), composition (industry market share) and industry‐level technique (emissions intensity). We then decompose changes due to industry‐level emissions intensity into four establishment‐level channels for three criteria air pollutants and water pollution. For volatile organic compound emissions, nearly two thirds of the reduction in sector‐level emissions intensity is due to within‐establishment reductions in emissions intensity. The other third is driven by reallocation to cleaner establishments. Though the magnitudes differ, results are broadly similar for particulate matter and sulfur dioxide. On‐site releases of effluents to water exhibit a similar pattern, though the relative importance of reallocation is greater. We also find that within‐establishment reductions in water emissions are associated with increased transfers to off‐site publicly owned treatment facilities. The heterogeneous contributions across channels suggests that the cleanup in the US manufacturing sector likely has multiple sources. Analyse des mutations en matière d’émissions de polluants : les entreprises qui partent et celles qui restent. Cet article analyse les rejets polluants des industries américaines afin de souligner l'importance relative de quatre sources de baisse d'intensité des émissions : l'entrée d'une entreprise moins polluante, la sortie d'une entreprise plus polluante, le redéploiement des activités parmi les entreprises encore en activité et l'ajustement de l'intensité des émissions au sein même d'une entreprise. Ensuite, en nous appuyant sur un échantillon de productions et de rejets de polluants atmosphériques et aquatiques au niveau des entreprises américaines, nous analysons l’évolution des émissions en trois sources traditionnellement représentées dans la littérature : les changements d’échelle (production), les changements de composition (part de marché de l'industrie) et les changements de techniques industrielles (intensité des émissions). Nous analysons enfin les changements liés à l'intensité des émissions au niveau des entreprises en quatre sources pour trois des principaux polluants atmosphériques et aquatiques. Pour ce qui est des émissions de composés organiques volatils, la réduction de presque deux‐tiers des émissions au niveau du secteur découle de la baisse d'intensité des émissions au sein même des entreprises. Le dernier tiers découle du redéploiement des activités vers des établissements plus propres. Bien que l'ampleur des résultats puisse varier, ces derniers demeurent à peu près semblables pour les particules en suspension et le dioxyde de soufre. Le rejets d'effluents dans l'eau au niveau des sites industriels affichent une tendance comparable, bien que l'importance relative du redéploiement soit supérieure. En outre, nous constatons que la réduction d’émissions de polluants aquatiques au sein des entreprises résulte de transferts accrus vers des installations publiques de traitement des eaux situées à l'extérieur des sites de production. La contribution hétérogène des différentes sources de baisse d'intensité des émissions de polluants indique que le « nettoyage » du secteur manufacturier américain est probablement dû à une multiplicité de facteurs.